CCI Ardèche
Accueil > Création Reprise et Transmission d'Entreprise > Transmettez votre entreprise > Valorisez votre entreprise

Valorisez votre entreprise

Evaluer une entreprise ne relève ni du hasard, ni d'une quelconque formule magique : seule la prise en compte d'éléments économiques et financiers permet d'aboutir au juste prix. Face à la complexité de la démarche, le recours à des conseils spécialisés s'avère indispensable, d'autant que la détermination du juste prix dès le départ pourra faire gagner du temps dans la négociation.

DETERMINEZ LE JUSTE PRIX DE VOTRE ENTREPRISE

 
Au-delà du diagnostic, vous êtes le mieux placé pour mettre votre entreprise sur les rails et en faire un véritable investissement à long terme pour le repreneur. Cela peut signifier : embaucher, former du personnel, réinvestir dans un outil de production plus performant, remettre à jour des contrats commerciaux qui avaient été renouvelés oralement, vérifier que vos fournisseurs sont toujours les plus compétitifs, effectuer une opération de croissance externe… Bref, mettre en œuvre toutes les actions qui vous permettront de mieux valoriser votre entreprise.
 
Il vous faudra ensuite consigner l’issue de votre réflexion – diagnostic et aménagements opérés - dans un dossier de présentation. Il vous permettra de donner une vision claire de l’historique et de l’existant de l’entreprise tout en insistant sur ses perspectives de développement, chères au repreneur. Plus vous mettrez d'éléments par écrit, plus la négociation se déroulera facilement. En effet, ce dossier sera mis en regard du business plan de reprise que le repreneur aura rédigé. Vous pourrez alors discuter sur des bases concrètes et formalisées, ce qui permettra de laisser de côté les aspects subjectifs et affectifs de cette phase délicate, tout en optimisant le temps de chacune des parties.
 
 

EVALUATION DE L’ENTREPRISE

 
Trop souvent, l’évaluation est menée en amont de la phase de diagnostic alors qu’elle doit intervenir après. Les conclusions de votre diagnostic permettent en effet d’affiner les résultats purement arithmétiques calculés par votre expert-comptable. 
 
Comment choisir sa méthode d’évaluation ?
 
Il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes : aucune n’est définitivement meilleure que les autres. Votre entreprise est unique et il vous faut choisir la plus adaptée à votre affaire et à son activité. Ce travail d'évaluation vous permettra de proposer au repreneur une fourchette de valeurs qui servira de base à la négociation et non un prix, qui lui, sera déterminé à l’issue des négociations entre les parties. Compte tenu de l’absence de valeur objective, il convient de procéder à plusieurs chiffrages afin de mesurer l’amplitude des valeurs qui pourrait se dégager. 
 
Quelle que soit la méthode d’évaluation utilisée, elle doit prendre en compte les réalités économiques et faire apparaître des valeurs à la fois raisonnables et réalistes, assurant une possibilité de négociations importantes.
 
Il faut se mettre à la place de celui qui achète et qui devra sans doute compléter son apport personnel par un crédit bancaire. La rentabilité actuelle de l’entreprise doit être suffisante pour couvrir l’investissement occasionné par la reprise. Le prix doit tenir compte de cette réalité. Votre repreneur achètera l’avenir, et non pas le passé de votre entreprise.
 
Il existe 2 principales méthodes :
 
• Les méthodes dites patrimoniales : ayant la faveur des cédants, elles sont destinées à déterminer la valeur de marché du patrimoine de l’entreprise. Pour ce faire, il faut prendre en compte les éléments du bilan en les retraitant, puisqu’il existe souvent des écarts entre la valeur nette comptable et la valeur économique (ex : valeur de l’immobilier ou du stock). Une fois les éléments du bilan réévalués, la différence entre actif et passif détermine l’actif net corrigé.
 
• Les méthodes de rendement : le repreneur s’intéressant, quant à lui, plus à l’avenir de l’entreprise, va privilégier la valeur de rendement. Elle lui permet de voir si le prix qu’il va payer sera justifié par la capacité de l’entreprise à générer des résultats.
 
 

Quand doit s’effectuer l’évaluation ? 

 
L’évaluation d’une entreprise s’effectue à un instant «T», en tenant compte de la situation actuelle et du potentiel envisagé à ce moment-là. Cela peut créer un décalage entre les prix du marché et celui de l’évaluation.
 
Le repreneur achète un futur, un potentiel de développement, qui lui assurera un moyen d’existence et un retour sur investissement.
De nombreux éléments supplémentaires, accessoires du prix, vont venir se greffer à l’évaluation au moment de la négociation (garanties, fiscalité…). 
 
 
 
Remarque importante : la valorisation et la « cessibilité » de votre entreprise sera dépendante des compétences conservées ou non en interne. La préparation de votre cession influera sur la valorisation de votre entreprise.
 
Par exemple, si votre entreprise est du genre "intuitu-personae", vous en êtes la composante essentielle.Tout repose sur vous, vous avez le savoir-faire et les clients viennent parce que c'est vous. C'est le cas de beaucoup de TPE et aussi de certaines PME. L'entreprise aura beau afficher une situation prospère, elle ne vaudra pas grand-chose puisque c'est l'homme qui en est la valeur et il s'en va. Pour éviter cela, vous pourrez mettre en place une passation de relais progressive avec transmission du savoir-faire et du savoir-être. S'il n'y a pas de relève en interne, embauchez à l'avance la personne qui pourra reprendre le flambeau.
 
Autre cas : une majorité de vos salariés partiront en retraite juste avant ou peu de temps après la date de la cession. Dans ce cas, votre entreprise si belle soit-elle ne vaut pratiquement rien. Un repreneur n'acceptera pas de payer pour une entreprise virtuellement dévitalisée, dépourvue de savoir-faire et de réseau. En ce cas, si vous le pouvez, anticipez en embauchant les remplaçants suffisamment à l'avance pour qu'il y ait transmission du savoir-faire et aussi d'une partie de la mémoire de l'entreprise et pour que les clients puissent avoir une impression de continuité. Si besoin, vous gagnerez probablement à reculer la date de cession envisagée et / ou à rallonger la période d'accompagnement.
 
Ce ne sont que des exemples mais ils prouvent la nécessité de l'anticipation et de la préparation !
 
Utilisation des cookies
En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation des cookies ou technologies similaires pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts ainsi que pour la sécurisation des transactions sur notre site.